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Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé, Commission cantonale de la famille

Poser ses limites

Comment poser ses limites sans s’énerver ?

Eternelle question des parents parfois dépassés par les événements. Faut-il, ou non, lever la main sur ses enfants et quelle est la portée éducative de ce geste ? 

Quelques pistes pour se situer.

Et éviter tout débordement qui pourrait avoir de graves conséquences sur l’enfant.

  • Il est normal que l’enfant s’oppose et pousse l’adulte à bout. Il est même souhaitable que l’enfant trouve en face de lui une autorité qui sache faire preuve de fermeté et de calme.
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En règle générale, une fois définies les quelques règles et interdits simples qui régissent la vie de famille, il est cohérent d’appliquer une règle en trois étapes : la première est d’édicter de manière démocratique des règles de fonctionnement ; la deuxième est de répéter ces règles lorsqu’elles ont été transgressées ; la troisième est d’appliquer les conséquences de la transgression en cas de récidive. En clair, il s’agit de mettre les menaces à exécution, de manière calme mais ferme (rien n’est pire que de promettre des sanctions sans jamais les appliquer…).
  • Pour passer à la troisième étape, rien n’est pire que l’emportement, les cris et les coups. Sur ce plan, lever la main sur un enfant est toujours le signe d’un triple échec: échec de la patience et de la maîtrise personnelle, échec de l’obéissance et plus largement échec de l’éducation.
  • La fessée ou la gifle marquent une perte de contrôle du parent et n’est pas éducative (comment empêcher un enfant de lever la main sur son frère s’il voit son parent, son modèle, le faire sur lui-même ?). Par ailleurs, elles mettent aussi en évidence le franchissement d’un seuil de la colère et de la violence, qui peut parfois déraper dans l’incontrôlé et la dangerosité. La porte est ainsi ouverte pour que s’exerce alors sur l’enfant une violence inadmissible.
  • La colère comme le calme sont contagieux. Il ne faut ainsi pas s’étonner de voir des enfants répondre aux cris par des cris, à la violence par la violence. Dans ce cercle vicieux, c’est certainement à l’adulte de montrer l’exemple.
  • Il est essentiel dans la gestion de la colère de conserver une certaine mesure et de s’adresser aux faits et non à la personne. Votre enfant peut avoir failli dans une quelconque tâche, il n’en demeurera pas moins un objet d’amour, digne du plus haut respect. Or, battre son enfant, c’est s’adresser de toute évidence à l’individu et non à la faute en elle-même.

En conclusion, lever la main sur son enfant ne soulage à priori que les parents. Une discipline fondée sur une autorité véritable ne peut s’instaurer que sur des relations de confiance et de respect. Dans le cas contraire, les positions risquent de se durcir, les comportements problématiques être dissimulés par peur des coups ou renforcés par provocation. Il est donc sain dans une relation parentale de travailler en amont de la perte de contrôle, par la discussion, l’élaboration de contrats, la formulation d’objectifs, la mise en place d’évaluations, bref, le développement de l’autonomie et de la compétence des partenaires.


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