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Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé, Commission cantonale de la famille

Parler de la mort aux enfants

La mort. Sujet tabou par excellence. Dans une société à forte compétitivité, personne n’en parle. Cependant, nous sommes tous touchés par la perte d’un ami, d’une connaissance, d’un proche, d’un parent. Il faut alors s’arrêter et dire au revoir. Avec nos enfants, comment trouver les mots pour leur dire, leur expliquer la mort d’un être cher ?

L’annonce. Ce sont aux personnes les plus proches de l’enfant qui doivent le lui dire. Avec des mots « vrais ». Surtout, ne lui dites pas que papa ou papy est parti ou s’est endormi. Les enfants montrent alors beaucoup d’angoisse lorsqu’ils doivent se coucher ou alors ils vont attendre le retour de la personne disparue. Etre mort, c’est ne plus respirer, parler, rire, bouger.

Les mots. Leur parler de manière simple. Il est bon de répondre aux questions des enfants, plutôt que de partir sur des discours sur la vie et la mort. Si vous ne savez pas répondre à certaines d’entre elles, dites-le lui. Le message important à leur faire passer : la mort est naturelle, tout naît et tout meurt. Mais on ne sais pas quand elle arrive et qui elle va toucher : les personnes d’un certain âge ou des jeunes.

Voir le corps. Ne jamais imposer à un enfant de voir un parent mort. S’il l’accepte, il doit être accompagné par un adulte. Vous pouvez lui suggérer d’apporter un dessin ou une fleur. L’enfant participe, ce qui aura un impact sur la gestion du deuil. Enfin, elle ne touche pas que les méchants.

Funérailles. L’enfant doit pouvoir dire s’il veut assister, ou non, aux funérailles. Il est important qu’il soit présent, mais s’il ne veut pas, respectez sa volonté. L’enfant doit dire « adieu », mais il peut le faire sur la tombe de la personne décédée.

Soutenir et parler. L’enfant doit pouvoir être écouté, raconter et poser des questions. Son ressenti et ses émotions sont importants. Si le parent n’arrive pas à trouver les mots, des ouvrages (contes, livres, etc) sont des outils possibles pour que l’enfant arrive à s’exprimer.

L’amour meilleur remède. Rassurer un enfant passe aussi par l’amour. Lui dire qu’on l’aime est essentiel pour dépasser ce deuil. Surtout lorsque la mort touche un frère ou une sœur. Face à leur chagrin, les parents donnent une place immense à l’être décédé, une place que les enfants survivants peuvent trouver « excessive ». D’où la nécessité de vivre ensemble le chagrin, de le partager. Mais aussi de se faire accompagner sur le chemin du deuil.

Des ouvrages pour vous accompagner : «Tu seras toujours avec nous Calinou» de Micheline Motte et Frédéric Mansot (Ed. Mame, 1993) ; «Quelqu’un que tu aimais est mort» d’Agnès Auschitzka (Ed. Bayard, 1996) ; «Tu me manques» de Paul Verrept (L’école des loisirs, 1999). Et pour parler de la mort avec ses enfants : «La mort, la vie de famille» de Marie-Hélène Encreve-Lambert (Ed. Bayard, 1999) ; Azouz Begag, «Ma maman est devenue une étoile», (Ed. La joie de lire, 1995) et Catherine Dolto, «Si on parlait de la mort», (Ed. Gallimard Jeunesse, 2006).

Ateliers pour enfants : La Ligue genevoise contre le cancer propose un espace convivial permettant à chaque enfant d’exprimer, en petit groupe, ce qu’il ressent sur des modes d’expression variés adaptés à ses besoins.

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