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Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé, Commission cantonale de la famille

Mon enfant est malade


Lettre du jeudi 8 février 2018 - Source: Messages aux Parents



Au cours de la première année, votre enfant ne contractera pas, sauf exception, ce qu’on appelle communément les «maladies d’enfance». Il souffrira plutôt d’affections des voies respiratoires ou de troubles gastro-intestinaux. Vous allez vite vous rendre compte que quelque chose ne va pas: votre bébé pleure plus que d’habitude, manque d’appétit, vous paraît peu bien. Le voir malade pour la première fois peut vous faire très peur, car vous ne disposez pas encore de l’expérience nécessaire pour évaluer la gravité de son état.

La maladie fait pourtant partie de l’enfance, puisque c’est au contact des agents pathogènes que les enfants développent leur système immunitaire. Les parents ont d’ailleurs souvent l’impression, après coup, que surmonter une maladie permet à leur enfant de progresser. Essayez de rester calmes, car la nervosité et la peur se transmettent à l’enfant et influencent son état. En cas de doute ou d’inquiétude, mieux vaut appeler son médecin une fois de trop que pas assez. Le fait d’être rassurés par un avis médical vous permettra de vous occuper plus sereinement de votre petite malade.

La fièvre est une réaction importante de défense de l’organisme face aux agents pathogènes. Commencez donc par contrôler la température rectale de votre enfant. Cette méthode reste la plus fiable pour connaître la température exacte du corps. On parle de fièvre à partir de 38,5°C (entre 37,5°C et 38,5°C, il s’agit seulement d’une fébricule, voire d’une faible fièvre). Vous serez peut-être étonnés de voir le thermomètre grimper à 40°C ou plus. Cela n’est pas inquiétant en soi, les petits enfants ayant plus facilement de la fièvre que les adultes.

C’est donc plutôt l’état général de votre bébé qui doit vous inciter à consulter ou non votre pédiatre: si, malgré la fièvre, il boit, ne vomit pas, n’a pas de diarrhée, continue de jouer et n’est pas apathique, il n’y a pas de raison de vous inquiéter. Par contre, prenez immédiatement rendez-vous si son état vous inquiète, s’il refuse de boire ou si vous avez l’impression que la fièvre – même modérée – s’accompagne de douleurs (il s’agit de s’assurer qu’il ne souffre pas d’une otite ou de toute autre affection nécessitant un traitement médical particulier).

Parmi les maladies fréquentes chez les enfants de moins d’un an, signalons la fièvre de trois jours. Parfaitement bénigne, celle-ci apparaît brusquement et disparaît d’elle-même trois jours plus tard, à l’apparition d’une éruption qui confirme le diagnostic. Dans ce cas, même si la fièvre est très élevée, l’enfant ne donne pas l’impression de se sentir particulièrement mal. Il est toutefois important de lui donner suffisamment à boire.

Enfin, en cas de forte fièvre, certains enfants souffrent de convulsions fébriles qui se manifestent par des crampes subites, des yeux révulsés et une brève perte de connaissance. Il s’agit là d’une forme bénigne de convulsions, qui peut néanmoins beaucoup inquiéter les parents. Contactez votre pédiatre si cela devait se produire.

Qu’il s’agisse de consultations téléphoniques ou en cabinet, on vous sera toujours reconnaissant de pouvoir fournir des informations précises sur les résultats de vos prises de température (température exacte et durée de la fièvre) et sur la quantité de liquide ingérée par votre enfant. Il est préférable de consigner vos observations et questions par écrit et d’emporter cette liste chez le médecin, car il est difficile de se souvenir de tout en pareille situation. e qu’il faut également savoir…

Un enfant ne reste très tranquille que lorsqu’il est vraiment malade, qu’il a une forte fièvre ou que bouger le fatigue trop; pour lui, une petite fièvre, une diarrhée ou des vomissements ne sont pas une raison de rester au lit; il voudra donc tout de même jouer, mais se montrera peut-être un peu grognon et vous sollicitera plus que de coutume. Vous devrez par ailleurs probablement vous lever plus fréquemment la nuit. Pour le reste, il est préférable que tout se déroule comme à l’accoutumée.

Un bébé malade a besoin que ses parents lui accordent une attention particulière. Pour ne pas qu’il se sente abandonné, vous pouvez le faire dormir près de vous. Peut-être lui faudra-t-il aussi plus de contact physique et voudra-t-il souvent qu’on le porte. Pour les parents, ces périodes de maladie sont particulièrement astreignantes: ils doivent modifier ou renoncer à leurs projets, prennent du retard dans leurs tâches domestiques ou autres. Le conjoint qui travaille à l’extérieur peut apporter sa contribution en prenant le relais à son retour à la maison, afin que celui ou celle qui s’est occupée de l’enfant puisse «souffler» un peu le soir.

Fort heureusement, les maladies des jeunes enfants se prolongent rarement et, en général, vous pourrez assez rapidement reprendre vos habitudes. Laissez toutefois à votre bout de chou le temps de bien se rétablir et ne reprenez que lentement vos activités ordinaires. Faites preuve de compréhension et d’égards s’il ne retrouve pas tout de suite son énergie, son autonomie et son rythme de sommeil habituels.

Quelques conseils en cas de maladie

  • Ne surchauffez pas la chambre du petit malade et veillez à l’humidifier suffisamment (mais pas trop tout de même: le taux d’humidité idéal est de 50%), par exemple au moyen d’un humidificateur ou de linge humide.
  • Aérez brièvement mais régulièrement la chambre afin que votre enfant, même malade, ait son content d’air, de soleil et de lumière.
  • Ne vous faites pas de souci si votre enfant n’a pas d’appétit et ne l’obligez pas à manger plus qu’il ne le souhaite: il ne tardera pas à récupérer le poids perdu une fois guéri. Il se peut d’ailleurs qu’il perde l’appétit avant même d’être vraiment malade et ne le retrouve que quelques jours après sa guérison.
  • Veillez en revanche à ce qu’il boive suffisamment. Proposez-lui régulièrement de la tisane, du lus de fruits dilué ou de l’eau, selon sa préférence. Vous n’avez pas forcément besoin de chauffer ses boissons: peut-être préférera-t-il les consommer froides. A titre exceptionnel, vous pouvez éventuellement les sucrer légèrement.
  • Ne couvrez pas trop votre enfant fiévreux et mettez-lui des vêtements légers.
  • Si cela semble soulager votre enfant, faites-lui de temps à autre des compresses. S’il a les jambes et les pieds chauds, notamment, vous pouvez faire baisser une forte fièvre en les enveloppant de langes de gaze plongés dans de l’eau tiède additionnée d’un peu de vinaigre ou de us de citron et légèrement essorés. Recouvrez ces compresses d’un linge éponge. Si, après dix minutes, les pieds de l’enfant sont toujours aussi «bouillants», renouvelez l’opération puis reprenez la température.
  • Vous pouvez également lui administrer un fébrifuge (sur prescription médicale).

Voici des liens utiles: Mon enfant est malade  Vincent et Sophie

 


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