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Département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé, Commission cantonale de la famille

Départ des enfants

Question de Christine

Départ des enfants, du mari, donc, sans famille... Femme seule quand elle a donné 30 ans de sa vie à sa famille et que d'un seul coup, elle se retrouve sans mari, sans enfants, sans travail? Après avoir été le pilier de sa famille, elle n'entre même plus dans aucune de vos catégories... Comment survivre à ce nouveau "statut"? Merci...
Réponse de Familles GenèveBonjour, Mais non, votre situation n'est pas oubliée. Elle est évoquée dans notre site à l'étape de vie "Départ de l'enfant" - (Voler de ses propres ailes - Comment profiter du temps à disposition ?). Votre vie est parvenue à un virage. Il n'est jamais confortable de voir une page se tourner, d'être dans l'ignorance de ce que seront les années à venir… C'est le lot de la plupart des femmes dans votre situation. Le malaise que vous ressentez porte même un nom : le "syndrome du nid vide".Nous avons trouvé sur un site canadien (www.enfantsquebec.com) le témoignage d'une femme qui a passé par les mêmes sentiments que vous. Nous lui laissons la parole : "Toute mon énergie, mon temps et mon amour avaient toujours été consacrés à ma famille et voilà que, du jour au lendemain, on n'a plus autant besoin de moi. Seule avec moi-même, je me retrouve face à une parfaite inconnue. J'avais mis de côté mes goûts, mes intérêts et mes passions. Qu'est-ce que je vais bien faire de ma vie? Il devenait urgent de faire le deuil de ma vie antérieure de mère de famille, c'était une question de survie. Commença alors un dur travail d'introspection.Non sans effort, je cherche un nouveau sens à ma vie. Timidement, je décide d'agir. J'utilise une de mes passions, la lecture, je dévore littéralement tous les livres sur la pensée positive qui me tombent sous la main. Je travaille bénévolement à la bibliothèque municipale. Je participe à un atelier d'écriture et je trouve l'argent nécessaire pour m'inscrire à un cours de base par correspondance en secrétariat. J'apprivoise laborieusement l'ordinateur. Par la suite, je m'inscris à un cours de rédaction, tout un défi pour une femme qui a quitté les bancs d'école il y a plus de vingt ans.L'action est le meilleur des remèdes. En effet, les études m'ont permis de constater que mon cerveau ne s'était pas atrophié avec les années. Le travail bénévole m'a fait découvrir des habiletés méconnues et la lecture a apaisé mon âme et fortifié mon ego. Ces gestes concrets et d'autres encore, à venir, contribuent à reconstruire mon estime de moi et je prends conscience de ma valeur en tant que femme. Il m'arrive encore d'avoir des doutes et des craintes face à l'avenir, mais je suis plus forte, mon processus de changement étant bien amorcé.Désormais, j'apprécie le silence qui s'installe dans la maison, après le départ des enfants. La solitude est devenue une alliée et le vide dans mon cœur n'existe plus. Avoir des enfants est merveilleux et le syndrome du nid vide a été une étape nécessaire; cela m'a permis de prendre du recul, de réexaminer mes priorités et de donner un nouveau sens à ma vie. Une mère est une femme avant tout." (Autrement dit... Claire Vincent) Vous avez peut-être des compétences, des goûts différents de ceux de cette femme. Mais ce témoignage vous démontre du moins que ce virage peut ouvrir des perspectives enrichissantes. Si, par la suite, vous cherchez des adresses pour des activités qui correspondent à vos intérêts, nous vous conseillons de parcourir notre site en ouvrant les tiroirs de la commode de notre page d'accueil : les services, les liens, l'agenda. Bon courage !



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